Mercredi 16 août 2006
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18:17
Le transfert de Charenton à Orly-Sud (quelques kilomètres à vol d'oiseau) a été des plus mouvementés, et j'ai mis plus de 3 heures à faire ce trajet, soit plus de temps que pour un Bordeaux-Paris ! Ce fut une véritable course du combattant. Les chauffeurs de bus parisiens ne connaissent pas les lignes autres que les leurs. Des travaux avaient lieu sur le R.E.R. et il a fallu prendre une navette. Les haut-parleurs étaient en panne à la station "Cité Universitaire", et aucune information ne circulait. Enfin, j'ai du traverser le périph' en courant, traînant avec moi les 30 kilos de bagages, pour rejoindre le bon arrêt. Heureusement, j'ai largement pu décompresser dans l'avion, et le paysage auquel j'ai eu droit tout au long du vol de 7 heures m'a vite fait oublier le bêton de la banlieue parisienne. J'essaie de vous en donner un aperçu via une petite vidéo, en espérant que ça marche !
Par aldric
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Vendredi 4 août 2006
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19:10

L'heure du grand départ approche... Environ 8000 kilomètres me sépareront bientôt de la métropole. Contrairement à ce que j'ai pu entendre ici et là à propos de mon départ pour Cayenne, je ne vais pas casser des cailloux, même si c'est une carrière qui m'attend ! Bien avant Internet, le téléphone portable, les
e-mails et les
blogs, Jean Galmot déclarait : "
Partir. Etre libre. N'avoir d'autre maître que soi... La vie aux colonies est la plus grande école d'énergie et de courage... Lorsqu'un homme est tenté par le goût de l'aventure, des voix autour de lui disent : 'il est maintenant établi qu'un jeune homme qui part aux colonies est taré... Les colonies appartiennent à de grands seigneurs féodaux qui n'auront pour toi ni merci ni justice... si tu tentes de résister, ils te casseront les reins.' C'est pour cela qu'il faut dire au jeune homme résolu, que la vie coloniale mérite d'être vécue. C'est une vie ardente... Il faut choisir : être libre ou être esclave. Mais quelles joies lorsque le succès vient ! ... La vie n'est féroce pour vous que dans le milieu bourgeois qui vous oppresse. Si vous croyez à la beauté, à la justice, à la vie, tentez votre chance, allez-vous-en..." (cité par Blaise Cendrars dans
Rhum, L'Aventure de Jean Galmot). A tous ceux à qui je n'ai pas pu dire au revoir, je vous laisse en musique avec ce morceau que Vera Lynn chantait en 1939,
We'll meet again !
Par aldric
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