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DES NOUVELLES D'ALDRIC EN GUYANE...
Mardi 23 janvier 2007 2 23 /01 /2007 01:54
Comme ce blog est en train de se transformer en sympathique tribune libre pour vos polémiques pré-présidentielles (et aussi parce que je n'ai guère le temps de poster du matériau plus personnel en ce moment), j'ai décidé de donner sa place à une autre image de la Guyane, celle donnée par les journalistes métros. On oublie les jardins colorés un moment pour se rendre au tribunal de Cayenne, où l'on entrevoit comment se distille la République Française dans une Guyane résolument sud-américaine... Mention spéciale pour l'avocate de Mana qui n'a pas la langue dans sa poche... Les deux extraits proviennent du reportage CAYENNE EXPRESS (France 3).
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Vendredi 19 janvier 2007 5 19 /01 /2007 19:21
Avec de la patience, on arrive à ses fins. Aujourd'hui, pour ceux qui sont fatigués des images de Guyane, je vous propose de visionner un court-métrage très urbain attendu par certains depuis plus de deux ans. Deux années de péripéties en tout genre, un tournage particulièrement mouvementé, un montage digne du pire casse-tête chinois, et voici finalement notre patience récompensée : le premier court-métrage de Christophe Réprimel est visible sur YouTube, et sur ce blog par la même occasion ! SCHIZO/GRAPHIE est un petit bijou conceptuel et ludique qui requiert plusieurs visionnages pour en apprécier toutes les subtilités. Ca tombe bien, on a tout notre temps ! Christophe n'est pas un touriste, c'est un réalisateur perfectionniste et exigeant dont les influences majeures sont David Lynch et Steven Soderbergh, entre autres. Jérôme, l'acteur principal, a fourni des efforts remarquables pour servir cette histoire dérangeante. C'est d'ailleurs un lecteur régulier de ce blog, où il a laissé des messages dignes du plus déjanté des acteurs maudits ! Enfin, la musique est une sélection de choix que je vous laisse apprécier... Bravo à Christophe d'être parvenu au bout de ce projet, et longue vie à Kraftfeld !
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Lundi 15 janvier 2007 1 15 /01 /2007 00:54
Le recueil d'images de Guyane (premier, je l'espère, d'une longue série) est enfin terminé... Une balade de 65 minutes au milieu des insectes, des serpents et des araignées, mais aussi des oiseaux, des papillons et des fleurs, sur les routes de Guyane. Alors, train fantôme roots ou croisière pour bobo ? Ce sera à vous de juger en recevant une copie du premier épisode (dans la limite des stocks disponibles) ! :D En attendant voici un nouvel aperçu...

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Dimanche 7 janvier 2007 7 07 /01 /2007 00:10
Enième changement de ton avec ce nouvel extrait... Les oiseaux du jardin !
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Mercredi 3 janvier 2007 3 03 /01 /2007 04:19
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Dimanche 31 décembre 2006 7 31 /12 /2006 04:43
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Dimanche 17 décembre 2006 7 17 /12 /2006 02:38
Voici les premières images tirées du DVD GUYANE 1.0, qui devrait arriver juste à temps pour réchauffer la fin de votre hiver... Filmé en Mini-DV et en 16/9, ce road-movie contemplatif et musical sera, je l'espère, une invitation au voyage guyanais... Pardonnez l'aspect "brut" de ces images non-traitées...





















































































... le temps de faire le montage de quatre heures de rushes !
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Mercredi 13 décembre 2006 3 13 /12 /2006 22:19




Plusieurs semaines de silence, et voici de nouvelles images de Guyane... Noël approche à grands pas mais ici cela ne se voit pas vraiment. Les quelques décorations qui ornent les routes tropicales, les pères noëls qui escaladent les balcons avec leurs manteaux Coca-Cola, ne parviennent pas à faire oublier les 30° quotidiens.

La saison des pluies se rapproche chaque jour. Les averses se font de plus en plus fréquentes. La pluie dure parfois deux jours entiers, parfois quinze minutes. Chaque soir, des dizaines de batraciens se regroupent devant la terrasse et se nichent jusque dans les recoins de la maison : de l'énorme et placide crapaud-buffle à la véloce grenouille qui s'accroche au plafond, on trouve de tout dans les couloirs, près de la douche, derrière le buffet... Il faut les évacuer avant de fermer les fenêtres sinon on les retrouve mortes au matin, au pied des volets. Encore une habitude qui se prend vite !




Voici quelques images de Cacao, un village peuplé de réfugiés Hmongs, parachutés au coeur de la forêt par les magnanimes autorités françaises en 1977. Depuis, le village s'est considérablement développé et les Hmongs assurent aujourd'hui une grande partie de la production agricole de Guyane.





Au marché, les Hmongs vendent aussi de l'artisanat local, notamment des broderies aux détails très soignés.







Cacao est perchée sur un plateau qui offre un impressionnant point de vue sur la forêt.





Le Planeur Bleu est une association présentant une énorme collection d'insectes, papillons et araignées de toute sorte... Bientôt en DVD...



La route de Cacao est aussi étroite et sinueuse qu'un route de montagne, et aussi endommagée qu'un route tropicale. A mi-parcours, se dresse une forteresse de bois à l'aspect médiéval : un édifice Hmong ? Eh bien non, c'est Pascal, un métro passionné de JRR Tolkien qui a construit ce surprenant château en bois en hommage à l'heroic-fantasy. Pascal est aussi un passionné de serpents, et c'est dans le château qu'il expose ses plus beaux spécimens. On ne repart pas du château sans avoir pris plusieurs boas dans ses mains !



Merci à Maxime pour les photos ! Quant à moi je prépare un petit film qui vous permettra d'apprécier ces quelques balades en mouvement... Mais il faudra régler le chauffage sur 30° pour être vraiment dans l'ambiance !

Enfin, on regrette que je ne parle pas plus de mon travail sur ce blog. Devoir de réserve oblige... Il y aurait pourtant tellement à dire des conditions de vie et de travail de nos élèves ! Certains prennent le bus le matin à 6h10, et le soir à 18h35. En l'absence de cantine, nombreux sont ceux qui n'ont pas le temps de manger le midi. Un problème qui en cache un autre : certains élèves n'ont pas de quoi manger chaque jour et dorment dans des bidonvilles. En dépit de l'uniforme, les inégalités sociales se perçoivent à travers les chaussures, les bijoux et les sacs. Les t-shirts blancs n'effacent pas les souffrances qui se lisent sur ces visages. Les salles de classe, qui voient se succéder des groupes de 30 toute la journée, ne sont pas climatisées. Les bureaux de l'administration, eux, disposent de la clim' : on ne respire pas le même air...
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Vendredi 24 novembre 2006 5 24 /11 /2006 18:30


Voici la suite tant attendue de notre court séjour au Suriname... Voici quelques images de Palmhuis, l'équivalent de la Place des Palmistes de Cayenne, à quelques "détails" près : à Paramaribo, la place est beaucoup plus grande, et on n'a pas rasé la plupart des immenses palmiers pour en faire un terrain de basket bîtumé que l'on entretient pas... A Par'bo on a presque l'impression de se promener dans une forêt de palmiers. De nombreux carbets permettent de s'abriter ou de se retrouver.






















La principale activité du dimanche, c'est la sieste à l'ombre du carbet. Sauf pour les profs d'EPS qui ne peuvent pas s'empêcher d'escalader la moindre rocaille !



Après tant d'efforts, on se ressource sur une terrasse près du Tora Rica, le plus luxueux hôtel du Suriname. On se contentera de le visiter et de profiter de leur astronomique petit-déjeuner...



La boisson surinamaise par excellence est la Parbo Bier, une bière au riz servie dans une grande bouteille à partager, le djogo. Impossible d'en abuser, car c'est comme manger un bol de riz à chaque verre !



On poursuit notre balade dans la capitale pour se rendre compte que les imposants monuments religieux témoignent de la remarquable diversité ethnique du Suriname. Ainsi, fait plutôt rare, une mosquée et une synagogue se tiennent côte-à-côte, au coeur du centre-ville, comme faisant un grandiose pied-de-nez aux animosités lointaines...





Tandis que nous admirons la cohabitation des cultures, un surinamais nous ouvre les grilles des deux édifices pour nous permettre de voir tout cela de plus près. Par les fenêtres, on voit du sable qui couvre le sol de la synagogue, en référence aux premiers juifs du Suriname qui pratiquaient leur religion en secret (car dans le sable on ne laisse pas d'empreinte).

En refermant la grille, le gardien nous demande un petit pourboire. Il est particulièrement fier de la cohabitation sans faille des juifs et musulmans de Paramaribo. Mais en bon musulman, il conclut tout de même en disant que le pourboire n'est pas pour lui, mais va directement dans les caisses de la mosquée !

N'oublions pas la plus grande église en bois dAmérique du Sud (Cf. article précédent), et dans un style bien plus coloré, les nombreux temples hindous, comme celui-ci, d'un surprenant vert pomme :



Le lendemain, on décide de quitter le tumulte de Paramaribo : on loue des vélos hollandais, et on traverse le fleuve en pirogue.









C'est parti pour une journée de vélo hollandais qui me rappelle beaucoup de souvenirs... Comme les Pays-Bas, le Suriname est un pays très plat. Par contre, la température n'a évidemment rien à voir et faire du vélo en pleine journée en climat tropical demande beaucoup de volonté et exige de ne pas être trop regardant niveau transpiration !











Un évadé de Prison Break ? Eh non, c'est Maxime, un évadé de Saint-Laurent...



Tout au long du trajet, les gens que nous croisons nous saluent de la main, qu'ils soient devant chez eux ou dans leur voiture ! Ca me change de Saint-Laurent-du-Maroni, où un gamin de 5 ans m'avait lancé un "Rentre chez toi, moun !" qu'il n'avait sûrement pas appris tout seul...



Après avoir pédalé plusieurs heures le long des anciennes plantations et épuisé nos réserves d'eau fraîche, on arrive à Nieuw-Amsterdam où subsistent les vestiges d'un fort datant des guerres coloniales.



Au loin, c'est l'embouchure du fleuve Suriname...



C'est à croire que les canons fument encore...





Maxime peut être fier de cette photo où une pirogue aux couleurs des Pays-Bas semble provoquer l'oeil du canon... Sus aux colons !



En route vers le passé : la statue de l'homme sans visage symbolise le premier surinamais, dont on ne connaît ni l'identité, ni la couleur. Mais comment mieux incarner la diversité érigée en système ?

C'est déjà l'heure du retour à Albina, au coucher du soleil. Une nouvelle fois, un Schumacher amazonien nous transporte... Les yeux rivés sur le compteur...

Par aldric - Publié dans : mangrove
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Vendredi 10 novembre 2006 5 10 /11 /2006 18:27

 

 Après une journée à Saint-Laurent, Maxime et moi-même décidons de nous rendre quelques jours au Suriname, notre voisin "émancipé" des colons hollandais. Direction le fleuve Maroni, où on n'aura aucun mal à trouver des piroguiers pour la traversée. D'abord, il faut aller faire tamponner nos visas à la douane française, puis faire de même à la douane surinamaise, à Albina. Nous arrivons dans un hall vide et sans indication. On essaie d'ouvrir des portes au hasard et on finit donc par trouver le petit bureau du douanier, qui d'emblée n'a pas l'air commode : l'air irrité, il nous crie dessus en néerlandais. Je tente ma chance avec l'anglais pour m'entendre dire, "I don't have to speak English to make you understand that you are supposed to close the door when you enter an air-conditioned room !" Le douanier d'Albina tient simplement à la fraîcheur de son bureau. Heureusement que mes profs d'anglais m'ont appris mille façons de m'excuser ; le douanier nous laisse nous asseoir et accepte une entente cordiale le temps d'observer nos passeports sous toutes les coutures et de nous faire remplir des formulaires : qui sommes-nous, que faisons-nous, d'où venons-nous, où allons-nous, pour combien de temps, etc... Le fait que nous soyons tous deux enseignants a l'air de le faire doucement rigoler. Il finit quand même par tamponner nos visas et nous souhaitons bien du courage aux compatriotes qui nous suivent.

C'est le moment de tester le taksiko surinamais, assez différent du guyanais. Au Suriname, on roule à gauche, mais cela n'a aucune sorte d'importance sur la route d'Albina à Paramaribo : en effet, le chauffeur roule à une vitesse folle, tant à gauche qu'à droite, il double sans visibilité aucune et slalome pour éviter les nombreux nids de poule qui jonchent cette route amazonienne. Je ne donne pas cher de la vie des amortisseurs, soumis ici à des conditions extrêmes. Ambiance garantie avec l'autoradio qui assène du reggae à fond les manettes ! Le pied au plancher, le chauffeur (j'ai presque envie d'écrire, "le pilote") crie pour discuter avec les passagers (cette fois ce n'est plus le néerlandais qui est de mise, mais le taki-taki, ou sranan tongo, dialecte local mélangeant plusieurs langues) et, tenant le volant avec les genoux, change le CD à la demande. Maxime me suggère de jeter un coup d'oeil sur le compteur : on ne descend pas en dessous de 100 km/h pendant le trajet, et on atteindra - sans exagérer - un maximum de 155 km/h !!! Nous faisons connaissance avec l'un des passagers, Stefa, qui est justement chanteur-compositeur dans un groupe de reggae surinamais. On sympathise en écoutant son premier album (très doué pour un gosse de 17 ans !) et il nous propose de nous faire venir dans son village, où se tient une fête, ce que nous ferons dans l'après-midi. Après 2 heures et demie d'un voyage à tout berzingue qui vaut largement n'importe quel tour de montagnes russes, nous arrivons à Paramaribo, la capitale du Suriname, qui compte à peu près autant d'habitants que toute la Guyane.

Stefa nous déniche un chauffeur de taxi très spécial : brésilien apparemment, et très bavard, il affirme avoir travaillé à Cayenne, et nous montre même ce qu'il considère constituer une preuve de son passé en Guyane française : sur les photos qu'il sort de son porte-feuille, on le voit effectivement poser avec des galettes d'or ! Cela ne fait que prouver son passé d'orpailleur clandestin, pensons-nous... Il nous trouve un appart-hôtel après avoir tourné un peu en ville. Pour le prix d'une auberge de jeunesse on peut facilement dormir dans un T3 à Paramaribo. Beaucoup de guyanais viennent ici car le pouvoir d'achat est à peu près multiplié par 3. La monnaie est le dollar surinamais (1 EUR = 3.5 SRD). Après un repas en ville nous accompagnons Stefa dans son village à l'africaine, à 20 km de Paramaribo. Un nombre incalculable de gens semblent vivre ici, dans des cases de bric et de broc. Un tournoi de football a été organisé, c'est la principale animation de la journée. Une buvette a été improvisée, où le chef de la police locale s'occupe des grillades ! Une bâche a été étendue pour abriter un "sound-system", et les villageois se retrouvent, assis dans la poussière ou à l'ombre des rares arbres encore debout dans cette savane.

Nous repartons en ville après une petite promenade, pour apprécier le centre historique de Paramaribo (ou Par'bo). Les photos sont celles de Max car, rappellez-vous, mon appareil m'a laissé tomber à Saint-Laurent...

On voit beaucoup de très belles maisons de style colonial, souvent beaucoup plus grandes qu'à Cayenne. Les arbres sont des mahogany, qui ornent certaines rues du centre-ville.

A Par'bo, il n'y a quasiment que des véhicules japonais. Ceux-là sont les bus de la ville, ils sont tous décorés de façon très kitsch, souvent avec des peintures de Bob Marley ou Elvis Presley aux couleurs criardes.

Le bâtiment présidentiel...

J'en resterai là pour aujourd'hui car l'upload est momentanément interrompu chez Chen...

A Paramaribo, on trouve aussi de nombreux casinos, dont les néons grossiers enlaidissent les rues. Une attraction assez prisée des visiteurs guyanais, mais nous ne nous y sommes pas aventurés. Il y a aussi des hôtels de luxe, mais on s'est contentés d'y aller le matin pour profiter des petits-déjeuners astronomiques (et gastronomiques, d'ailleurs) qui y sont servis. Le brassage des cultures est ici beaucoup plus prononcé qu'en Guyane, et en l'espace de quelques minutes, on a l'impression de changer de continent ! La suite du voyage la prochaine fois...

Par aldric - Publié dans : mangrove
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