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DES NOUVELLES D'ALDRIC EN GUYANE...
Dimanche 27 août 2006

En Guyane, le quotidien lui-même est rempli de surprises en tous genres. Faire ses courses est déjà toute une expérience ! A côté de chez moi (à côté de chez chaque guyanais, en réalité), il y a un chinois, c'est-à-dire une épicerie tout le temps ouverte. La mienne s'appelle "Kevin Chen Distribution". Les plus attentifs auront remarqué que mon cybercafé s'appellait lui aussi Chen... Chez Kevin Chen, on trouve un peu de tout mais c'est très cher, alors pour faire des économies, je prends le temps de chercher les articles les moins chers : j'achète des spaghettis de marque Korona qui viennent tout droit de Grèce, du savon de Turquie, du ketchup et du riz du Surinam, du faux Nutella des Pays-Bas, du jus de fruits de Guyane, du beurre de France... J'ai un peu peur de me payer une diarrhée internationale ! Mais tant pis, je mettrai ça sur le compte de la mondialisation !

Finalement, tout était très bon, sauf le ketchup surinamien, bourré de conservateurs et absolument immangeable, à la texture toute gluante et au goût dantesque... J'en ai même jeté mon plat de spaghettis (je crois que c'est la première fois que ça m'arrive, et pourtant j'en ai mangé des pâtes, en 6 ans de fac' !!!), et je craquerai finalement pour le bon vieil Amora à 3,90 EUR...

Le samedi, on se rattrappe en allant faire des courses et manger au marché de Cayenne. Il y a de plus en plus de monde, les cayennais commencent à revenir de vacances. Ce matin, j'ai acheté des oranges, qui ici sont vertes, des tomates, qui ici sont toutes petites et ni rouges ni vertes, et enfin des coussous, un petit fruit local. J'ai demandé ce que c'était à une personne qui en achetait, et elle m'a aidé à les choisir. L'ambiance est vraiment unique au marché, c'est très vivant ! Après les achats, on mange sur place, sur de grandes tables très conviviales, devant des stands où on trouve toutes sortes de cuisines. C'est très bon et pas cher. Je commence à apprécier les jus de fruits frais locaux : jus de prune de cythère, jus de maracudja, jus de cerise...

Je continue à rencontrer d'autres collègues "exilés" : un prof d'histoire-géo au collège Zéphir, qui a passé plusieurs années en "zone sensible" près de Paris avant de demander Cayenne (sans transition). Lui habite au centre de Cayenne et on se croisera très souvent au collège ou en ville...

En attendant le bus, j'ai aussi fait la connaissance de Grégoire, un rwandais qui a longtemps vécu en métropôle. Aujourd'hui, il est professeur des écoles sur les fleuves, c'est-à-dire dans des zones très isolées, où il faut souvent plusieurs jours de pirogue pour rejoindre une ville. Il m'a parlé de son expérience la plus marquante, lorsqu'il enseignait sur l'Oyapock (la frontière brésilienne) à de jeunes amérindiens, au-delà encore de la zone autorisée au public, là où il faut une autorisation préfectorale pour circuler, en raison de nos virus qui sont très dangereux pour ces populations. Sur place, l'argent n'a aucune valeur et il n'y a pas de commerçant. On est obligé de vivre à la manière des amérindiens, et avec eux. Pas question de rentrer pour le week-end ou les vacances ! Il a ainsi appris à vivre dans la forêt amazonienne, à chasser et pêcher pour se nourrir. L'enseignement, m'a-t-'il dit, est assez bien perçu par les enfants, qui sont très attentifs, mais ils n'y attachent pas une importance capitale, car rien de ce qu'ils apprennent ne coïncide avec leur mode de vie : ils ne perçoivent pas vraiment l'intérêt de savoir lire ou compter, ni même de connaître nos normes diverses (heures, jours de la semaine, mois, système métrique...). Enseigner là-bas revient apparemment à leur raconter des histoires d'un autre monde. Leurs repères sont les repères qui s'offrent à eux au coeur de la forêt, et leur apprentissage est avant tout celui nécessairement imposé par leur milieu : savoir pêcher, chasser, se déplacer en pirogue, connaître les plantes et leurs vertus, ainsi que les animaux... Grégoire m'a confié être ressorti de son expérience avec un recul énorme sur notre propre mode de vie, concluant qu'en France ou en Guyane, on se rendait finalement la vie très compliquée... On a d'ailleurs beaucoup ri des guyanais, qui roulent souvent en ville en 4x4 acheté à crédit...

Pour revenir à mon quotidien, j'habite près d'une plage magnifique, qui n'est pas polluée celle-là... Je marche dix minutes, je prends un raccourci qui passe au-dessus d'un ruisseau, où mon coloc' a croisé la dernière fois un serpent jaune et bleu, et voilà où j'arrive :

La température de l'eau avoisinne les 30°, pas la peine de se mouiller la nuque avant d'y rentrer ! On m'avait parlé des serpents et des raies venimeuses, mais je n'ai rien vu de tel. Juste quelques rares petites méduses, très colorées, mais ce n'est pas ce qui m'arrête, à Lacanau comme ici ! On m'avait aussi parlé de la vase, mais il faut vraiment aller loin pour la trouver, il n'y a ici que du sable très ferme... Par contre, il ne faut pas avoir peur d'abuser de la crème solaire car on peut vite être brûlé sans s'en rendre compte ! L'eau n'est pas très claire, c'est vrai, mais elle l'est plus qu'à Arcachon, avec les algues en moins ! Prochainement, je vous parlerai des crabes que l'on voit ici, qui sont très amusants...
par aldric publié dans : mangrove
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Dimanche 27 août 2006

Lundi dernier, j'ai enfin rencontré mon colocataire, très sympa. Il est venu me chercher en voiture et m'a amené à la maison : une très jolie villa avec un énorme jardin, des arbres et des plantes superbes, une petite piscine gonflable (très bien pour se rafraîchir) et une terrasse très agréable ! Quand on est arrivé devant le portail, une minuscule grenouille, pas plus d'1 cm, est venue se coller sur le pare-brise, juste en face de ma tête ! C'était très drôle, et j'ai pris ça comme un "bienvenue" de la part des batraciens, qui sont de toutes tailles en Guyane, et qui sont très présents dans le secteur de la maison en particulier en raison d'un ruisseau qui coule tout près... Un autre animal m'a souhaité la bienvenue en jappant et à grands coups de léchouilles : il s'agit de Guyane, la chienne de mon coloc'. Un chien créole qui surveille le jardin en parmanence. Elle chasse les sauterelles, les papillons de nuit et tous les gros insectes qui osent s'aventurer sur la terrasse : elle leur fait passer un mauvais quart d'heure qui ressemble plus à une très longue agonie... Elle entend le moindre bruit, même en plein vent, un vrai radar ! Sans plus attendre je vous laisse découvrir les images...


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Des oiseaux aux couleurs exotiques chantent en permanence dans le jardin, et viennent parfois se poser jusque sous la terrasse. On entend les grillons tout le temps...


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En début de soirée, vers 18h30, c'est la volée : le soleil commence à se coucher, le ciel s'assombrit peu à peu, et toute l'atmosphère change brutalement dans le jardin. C'est l'heure où sortent les armadas de moustiques particulièrement voraces, et où il ne faut donc pas oublier de se badigeonner de produits... Par la même occasion, des chauves-souris font leur apparition, et je les encourage à happer le plus d'insectes possibles dans leur vol maladroit. Le vent souffle de plus en plus fort. Tous les oiseaux deviennent plus nerveux : ils ne viennent plus se poser, ils filent à toute allure au-dessus du jardin. Le chant des grillons s'intensifie, toujours plus strident, au point de couvrir le son de Radio Guyane dans la cuisine. La chienne Guyane, quant à elle, vient se réfugier sous la terrasse et scrute tous les recoins avec attention. J'observe tout cela en sirotant un ti'punch, quand déjà, la plénitude revient : il est 19h, il fait nuit noire, on peut voir la lune et les étoiles, et le calme reprend sa place...
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Dimanche 27 août 2006

Restons un peu au pays des animaux fantastiques avec une petite visite virtuelle du Musée Départemental de Cayenne. D'un goût très particulier, ce musée s'apparente plutôt à un cabinet de curiosités comme il en existait au XIXème siècle : animaux empaillés ou reposant dans du formol (dont un horrible gorêt !), collections d'insectes et arachnides morts dans des tiroirs que l'on n'ose à peine tirer... Tout cela est un peu sordide mais donne finalement une assez bonne idée de la faune de Guyane française.


Muséedépartemental1
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Muséedépartemental2
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Muséedépartemental3
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 Après cette courte visite, il fait bon découvrir des animaux en chair et en os : hier soir, en allant me coucher, je me suis rendu compte qu'il y avait un margouillat dans ma chambre !!! Un margouillat est un genre de gros lézard de couleur beige, pas méchant pour un sou. J'ai sursauté sur le coup, mais lui a eu encore plus peur que moi et a cherché à s'enfuir par tous les moyens, se cognant au plafond à plusieurs reprises dans sa course effrénée... Le temps d'aller chercher l'appareil photo et il avait déjà disparu ! Qui sait, il est peut-être encore dans mon placard !

Ce matin-même, j'ai croisé tout près de chez moi un guyanais assis sur le bord de la route. Il tenait dans ses bras un énorme iguane noir et blanc très impressionant. J'ai d'abord cru que c'était son animal de compagnie, donc je suis allé le voir. Il m'a expliqué qu'il venait de la capturer pour le manger ! Enfin, fricasser, pour être exact. Il m'a expliqué que c'était la saison, qu'on en trouvait un peu partout, pendus aux branches, et que c'était un plat délicieux. Il m'a expliqué toute la recette, et surtout la préparation : couper la tête, puis la queue, retirer les oeufs du ventre, faire bouillir pour que la peau s'enlève facilement, etc... Sachez qu'il faut remettre les oeufs dans la préparation en fin de cuisson pour rajouter du goût ! Finalement, ce sympathique guyanais a fourré le pauvre iguane encore vivant pour quelques minutes dans son sac à dos et est rentré chez lui cuisiner. Bon appétit à tous !

par aldric publié dans : mangrove
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Dimanche 27 août 2006

Eh oui, hier j'ai eu la chance, en me promenant sur la plage de Zéphir à côté de chez moi, d'assister au départ d'une tortue luth encore bébé, qui se rendait dans la mer juste après son éclosion !! Les tortues luth adultes viennent pondre leurs oeufs sur plusieurs plages de Guyane française au printemps, et en ce moment-même, les oeufs qui sont enterrés dans le sable commencent à éclore ! Une fois sortis, les bébés se rendent automatiquement dans la mer pour vivre leur vie... C'était donc un grand coup de bol, car c'est malheureusement un spectacle de plus en plus rare, notamment en raison des chiens errants qui chassent ces animaux. Mais pas seulement : je n'étais pas le seul à avoir repéré cette tortue, deux touristes métros étaient là aussi avec leur caméscope. Deux beaufs, qui se mettaient devant la tortue et l'empêchaient de regagner la mer juste pour avoir de belles images ! Je ne savais pas que le cinéma pouvait participer à l'extinction d'une espèce, mais c'est pourtant possible ; tout dépend qui est derrière la caméra !


bébétortue
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La plage de Zéphir en elle-même est plutôt sympathique, malgré les détritus, les ruines qui lui donnent un côté "post-apocalyptique", et en dépit du fait qu'elle ait été déclarée trop polluée pour la baignade... Normal quand on sait que les eaux usées de la cité voisine s'y déversent automatiquement !
 

plagedezéphir
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Mardi 22 août 2006

J'ai profité de mes derniers jours à l'hôtel pour prendre quelques images de l'hôpital Jean Martial, un hôpital colonial construit pour la majeure partie en 1777. Aujourd'hui il n'est pas tout-à-fait en ruines, mais presque !


Hôpital Jean Martial
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 J'ai fait un tour sur la Place des Palmistes, mais sans trop m'attarder parce qu'il faisait très chaud à ce moment-là. Entre 12h et 14h, les rues sont désertes à cause du soleil qui est vraiment très violent !


Palmistes
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 Pour trouver la fraîcheur, je me rends sur le front de mer, vers la Place des Amandiers, où le vent souffle très fort et qui est un lieu privilégié pour observer les oiseaux migrateurs... Les deux premières fois où je m'y suis rendu, j'ai croisé un petit chat tout blanc, abandonné ici par ses maîtres. Il était très maigre, apparemment affâmé et très affaibli. Il lui manquait un oeil et il était blessé au visage. Lorsque le vent se faisait violent, il tenait à peine sur ses pattes. Il miaulait continuellement vers la terre, comme pour rappeller ses maîtres perdus. La troisième fois que j'y suis passé, il n'était plus là.

 


Amandiers
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Amandiers2
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Aux amandiers, j'ai fait la connaissance d'un autre collègue exilé, Maxime, un jeune prof d'E.P.S. très sympa qui a été mûté à Saint-Laurent-du-Maroni. Il est resté bloqué à Cayenne quelques jours parce que Air Caraïbes avait laissé une partie de ses bagages à Fort-de-France ! Il paraît que ça leur arrive souvent, je suis content d'y avoir échappé ! Lui aussi va commencer un blog dont vous trouverez l'adresse ici, et on se reverra sûrement lorsqu'il reviendra à Cayenne où lorsque j'irai visiter Saint-Laurent... Les contacts se font assez vite ici !

Un peu plus tard, j'ai décidé d'aller visiter le Musée des Cultures Guyanaises, qui abrite aussi un centre de documentation régional. L'exposition concernait l'esclavage et ses représentations. L'expo était fascinante, et j'ai profité de la visite pour filmer les lieux, car le musée se trouve dans une très jolie maison créole typique qui a été construite par d'anciens orpailleurs : voici la visite en vidéo !


Musée1
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Musée2
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On croise beaucoup de gens très étranges en Guyane, ou en tout cas à Cayenne... Ainsi, j'ai croisé un drôle de type plutôt sympa qui m'a raconté son histoire rocambolesque : colombien d'origine, né à Bogota, il a vécu à Brooklyn puis au Guyana avant de rentrer en Guyane française par la forêt. Il s'est fait tirer dessus plusieurs fois et m'a même montré ses cicatrices ! C'était pas beau à voir. Apparemment il disait avoir perdu toute sa famille lors de fusillades au Guyana. Il s'est fait faire des tatouages de leurs tombes en hommage... Morbide ! Il dit aussi avoir perdu tous ses papiers (autre chose assez répandue ici), et en ce moment il essaie de monter un dossier pour se réfugier ici. Je n'ai pas osé lui parler de Sarkozy ni de ce qui se passe en ce moment en métropôle...

 Autre rencontre très intéressante, Randy, un Saramaca (ethnie vivant dans la forêt, au bord du fleuve Kourou). Ce petit gars très sympa vit la moitié du temps à la française,et l'autre moitié à la Saramaca ! Il fait un B.E.P. Electronique et veut devenir ingénieur du son, il travaille comme D.J. dans une boîte de Cayenne, il a un portable, il fait du roller et écoute du hip-hop... Il s'identifie beaucoup aux "jeunes des banlieues françaises", dont il entend parler à la télé, et il adore Jamel. A côté de ça, il joue d'un instrument très rare, une sorte de tambour qui est propre aux Saramaca, et il a un groupe de musique traditionnelle qui participe souvent aux festivités de Guyane. Il chasse beaucoup, il connaît toutes les ruses de la forêt, qui n'a aucun secret pour lui. Il reproduit d'ailleurs tous les sons des oiseaux qu'il connaît, et il m'en a beaucoup parlé. Il est très nostalgique de sa vie en forêt, et dès qu'il peut il fuit la ville pour retourner à Kourou, non loin de son village natal, pour retrouver sa famille et se ressourcer dans la jungle. Il est fasciné par le Surinam, car son ethnie est partagée entre ce pays et la Guyane française. Il m'a parlé des chercheurs américains qui étaient venus vivre chez les Saramacas pour les étudier, et comment sa grand-mère, exaspérée par la photographe du groupe qui la mitraillait alors qu'elle lavait son linge, a jeté son appareil dans le fleuve ! Nous avons discuté toute l'après-midi, et on est allé voir le Tour de Guyane ensemble. C'est un peu le Tour de France en plus familial ! Ici, on ne bloque pas les routes quand passe le tour, simplement un motard devance chaque coureur cycliste et klaxonne lorsqu'une voiture approche !! J'ai gardé le numéro de portable de Randy, il m'emmènera sûrement à Kourou rencontrer les siens ; j'ai vraiment hâte que cela arrive !

Le weekend dernier, j'ai vécu ma première galère à Cayenne... Je n'avais plus de liquide sur moi, donc j'ai voulu retirer de l'argent, mais ma carte était bloquée ! J'avais dépassé le plafond maximal de retrait autorisé sur 7 jours... Merci la Banque Populaire et son personnel, dont l'un se reconnaîtra ! Il me restait quelques piécettes, donc rien pour téléphoner, rien pour bloguer, etc... J'ai acheté une baguette de pain chez un chinois, avec une petite tablette de chocolat noir 1er prix, et j'ai tenu 3 jours avec ça ! Pour boire, j'allais au robinet qui se trouve au jardin botanique. Le pire, c'était quand on me demandait de l'argent dans la rue : comment les zonards pouvaient-ils croire qu'un blanc n'avait plus une thune ?? ET pourtant... Bref, j'ai vécu comme un ascète pendant 3 jours, et la situation a fini par s'arranger. ENtre-temps, j'ai quitté l'hôtel, et rencontré mon nouveau coloc'... Vous en saurez plus la prochaine fois !!

par aldric publié dans : mangrove
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